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L'intervention peut-être prise en charge par l'Assurance Maladie (comme une opération de l'appendice ou de la vésicule par exemple), sous certaines conditions. Le critère exigé est l'existence d'une besace. En pratique, lors de la première consultation, s'il existe une besace, le chirurgien remplit un formulaire d'entente préalable. La patiente le complète avant de l'adresser à sa caisse d'Assurance Maladie. La demande est examinée par le Médecin Conseil qui se réserve le droit de convoquer la patiente avant de donner un avis favorable ou non. L'avis est généralement émis dans les quinze jours suivant le dépôt de la demande. L'absence de réponse au delà de quinze jours constitue un accord tacite. Un avis favorable pour la prise en charge de l'intervention est valable pendant six mois. La prise en charge n'est pas synonyme de gratuité : elle comprend les frais d'hospitalisation et la partie opposable des honoraires du chirurgien. Elle ne comprend pas les frais d'hôtellerie et les éventuelles compléments d'honoraires du chirurgien qui, eux, peuvent être pris en charge par une mutuelle.
En l'absence de besace, le chirurgien ne peut pas demander l'entente préalable et informe la patiente qu'il lui faudra supporter la totalité du coût de l'intervention (plusieurs milliers d'euros). En effet, dans cette situation, l'intervention revêt un caractère purement esthétique. Voici quelques cas que l'assurance maladie ne prend pas en charge, en raison de l'absence de besace : image-12, image-13, image-20
Dans certains cas particuliers, une dérogation peut-être accordée. (Article I-15 des dispositions générales de la classification commune des actes médicaux)
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