La dermolipectomie abdominale est réalisée sous anesthésie générale et en comporte tous les risques. L'intervention est toujours précédée au minimum, d'une consultation avec le médecin anesthésiste et d'une prise de sang. Dans certains cas, le médecin anesthésiste sollicitera l'avis d'un cardiologue et pourra demander d'autres examens complémentaires : radiographie de thorax etc.

Les risques généraux de l'intervention :

Les accidents thrombo-emboliques : phlébite, embolie pulmonaire.

Ces complications peuvent être graves voire mortelles. Leur prévention repose sur : 

  • le port de collants de contention des membres inférieurs (prescrits lors de la consultation d'anesthésie),
  • les injections d'anticoagulant,
  • le lever précoce après l'intervention,
  • l'arrêt de la pilule un mois avant l'intervention est également conseillé.

Par ailleurs, dans la période postopératoire, les infirmières et les médecins sont attentifs à toutes les manifestations évocatrices d'une complication thrombo-embolique : douleurs du mollet, essoufflement, douleurs thoraciques etc qui imposeraient un renforcement du traitement anticoagulant et des investigations en urgence.

Les risques propres à l'intervention :

Les saignements :

Les risques d'hémorragie après l'intervention ne sont pas négligeables et plus élevés que dans la majorité des interventions portant sur l'abdomen. La grande longueur des incisions d'une part et les décollements sous-cutanés étendus d'autre part en constituent les principales raisons. La prise d'Aspirine dans les jours précédents l'intervention est un facteur favorisant supplémentaire. Cependant, il est rare que les saignements conduisent à une ré-intervention ou à une transfusion sanguine. En revanche, le sang se collecte sous la peau et peut nécessiter des ponctions évacuatrices, réalisées à distance, en consultation.

Les épanchements non hémorragiques

Du liquide peut se former sous la peau et la soulever. Ces épanchements sont dus aux décollements de la peau. Il ne s'agit pas de pus mais d'un liquide clair, jaune. La première consultation de contrôle postopératoire a, entre autre, pour but de rechercher un sérome (non donné à ce type d'épanchement) et le cas échéant d'en faire une ponction évacuatrice. Les petits épanchements se résorbent spontanément mais les plus volumineux distendent la peau et altéreraient le résultat s'ils étaient négligés. 

La nécrose cutanée

Cette complication est très rare. Dans ce cas, la cicatrisation nécessite plusieurs semaines de soins locaux.

L'infection du site opératoire

Cette complication est également très rare. Il faut distinguer les suppurations superficielles situées sur la plaie, aisément traitées à l'aide de soins locaux et les abcès se formant en profondeur sous la peau qui peuvent nécessiter une ré-intervention. La prévention repose sur une bonne hygiène corporelle, la préparation de la peau avant l'intervention (épilation par tondeuse plutôt qu'au rasoir), et l'antibioprophylaxie (injection d'antibiotique peu avant l'intervention).

Les cicatrices disgracieuses

Les cicatrices peuvent rester violacées, s'élargir, s'hypertrophier (cicatrice chéloïde) ou former des petites excroissances aux extrémités ("oreilles"). Dans certains cas une "retouche" chirurgicale, réalisée au plus tôt un an près l'opération, peut corriger un vice de cicatrisation. Des pansements siliconés ou des injections de cortisones peuvent être utilisés dans la prévention des cicatrices hypertrophiques.

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Dr Dominique MARIETTE
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